Les éditions la ville brûle ont été créées en janvier 2009 par Raphaël Tomas (gérant et directeur éditorial) et Marianne Zuzula (associée et directrice de la collection engagé-e-s).
La Cité brûle, c’est incontestable, et cet incendie n’est pas près de s’éteindre. En ces temps incandescents, les citoyens ont besoin d’outils. Le savoir, la curiosité, la compréhension sont des outils. Ils peuvent aussi être des armes : une large circulation des savoirs s’impose, à laquelle nous souhaitons contribuer.
À travers nos trois collections, complétées par des rééditions et des ouvrages hors collection, nous souhaitons donner aux lecteurs l’envie de s’interroger et l’envie de comprendre, l’envie de prendre parti et l’envie de lutter, afin de favoriser l’émergence citoyenne d’un esprit éclairé et critique.
Notre volonté étant de mettre ces armes à la portée du plus grand nombre, nous proposerons des textes ambitieux, mais accessibles à tous. Enfin, pour faire circuler les idées le plus largement possible, nous proposerons certains titres en accès libre sur notre site. Nous mettrons également en ligne des outils complémentaires (bibliographies, biographies, lexiques, actualité...).
Catalogue disponible ici
Marx au pays des soviets ou les deux visages du communisme par Emmanuel Barot
Parler des deux visages du communisme, ce pourrait être mettre en balance son côté radieux et son côté obscur. À 1917 opposer Staline, et à l’œuvre théorique de Marx opposer les errances du « socialisme réalisé ». Mais comprendre comment les idées deviennent des formes de société ne peut se réduire à la question mécanique de l’application, droite ou déviante, d’une théorie.
Marx le savait, et il n’a pas élaboré de théorie systématique du communisme. Il s’est pourtant interrogé inlassablement sur son ambivalence et sur le problème des fins et des moyens de la révolution. L’enjeu est important et mène au concept explosif de « dictature du prolétariat » qui ultérieurement, avec Lénine, fera l’histoire.
L’URSS ne fut pas le pays des soviets, mais celui de leur destruction : à l’heure des post-capitalismes et des alter-mondes possibles, le livre revient sur les théories politiques de Marx pour, avec lui, renouveler notre regard sur l’histoire du XXe siècle et nourrir avec lucidité une véritable contre-hégémonie organisée.
L’auteur
Emmanuel Barot est maître de conférences en philosophie à l’université de Toulouse-Le Mirail, directeur de programme au Collège international de philosophie et membre de l’équipe organisatrice du séminaire Marx au XXIe siècle : l’Esprit & la Lettre.
Marx, l’histoire et les révolutions
Depuis quelques années, on n’a de cesse de proclamer « le retour de Marx », notamment pour vanter ses analyses des contradictions de l’économie capitaliste. Sa conception de l’histoire reste quant à elle largement rangée au rayon des antiquités, au côté des « expériences socialistes ». Pourtant, le matérialisme historique est un élément central de la pensée de Marx, celui qui permet de comprendre les conditions fondamentales de l’histoire et de l’émancipation des hommes.
Dans un langage clair et accessible Jean-Numa Ducange et Mohamed Fayçal Touati exposent les fondements de la conception matérialiste de l’histoire, ainsi que les textes et l’action de Marx au moment des révolutions de 1848 et 1871. Ils plaident pour un retour, fût-ce critique, sur cet élément clé de la pensée de Marx.
Une attention particulière est portée à la double dimension diagnostique-critique et prospective de la dialectique, au rôle déterminant de l’action et à la spécificité de l’écriture marxienne de l’histoire : penser l’histoire pour la faire.
Les auteurs
Mohamed Fayçal Touati enseigne la philosophie à l’université de Toulouse 2 - Le Mirail et s’apprête à soutenir sa thèse de doctorat consacrée à l’histoire chez Hegel et Heidegger.
Jean-Numa Ducange est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Rouen. Il travaille sur l’historiographie de la Révolution française et l’histoire politique et sociale des socialismes en France et en Allemagne, de la fin du XIXe siècle aux années 1930. Il est membre de l’équipe du séminaire Marx au XXIe siècle, l’esprit et la lettre.