Parti des revendications des enseignants-chercheurs pour la sauvegarde de leurs statuts, le mouvement dans les universités s’étend peu à peu aux étudiants et à leurs revendications.
Une autre analyse à lire !
Attention au "nouveau contrat doctoral"
En bref, la fin d'un cadre national pour l'embauche et la rémunération des doctorants en transférant leurs modalités à des négociations locales, une accentuation de la précarité déjà grande des doctorants, une volonté d'adapter les études doctorales à l'entreprise, une promotion du « mérite », de « l'excellence », de la mise en concurrence des personnes, via des contenus de missions et salaires « négociés », « sans plafond », ... Pour les futurs docteurs, le débouché « recherche public » n'est plus un débouché d'avenir, l'enjeu se situe maintenant dans une meilleure adaptation de la formation des docteurs aux besoins des entreprises ...
Appel collectif
Lettre ouverte à Valérie Pécresse
Comité de lancement : Ghislaine Alleaume (CNRS), Jean-Christophe Attias (École pratique des hautes études) Étienne Balibar (université Paris-X), Nicolas Bancel (université de Strasbourg), Jean Bauberot (EPHE), Esther Benbassa (EPHE), Daniel Bensaid (université Paris-VIII), Pascal Boniface (université Paris-VIII), Marie-Françoise Courel (présidente honoraire de l’EPHE),Denis Crouzet (université Paris-IV), Alain de Libera (université de Genève), Christine Delphy (CNRS), Éric Fassin (ENS), Nacira Guenif (université Paris-Nord), Edgar Morin (CNRS), Laurent Mucchielli (CNRS), Denis Peschanski (CNRS), Roshdi Rashed (CNRS), Olivier Roy (CNRS), Vincent Tiberj (Centre d’études européennes de Sciences-Po), Tzvetan Todorov (CNRS),Jérôme Valluy (université Panthéon-Sorbonne).
L’université malade du modèle néolibéral
Robert Charvin, professeur émérite de l’université de Nice, doyen honoraire de la faculté de droit.
Chaque génération d’étudiants connaît sa crise. Elle la croit inédite. Il en est de même pour les enseignants les plus jeunes. En réalité, depuis des décennies, l’université connaît à la fois une paupérisation désastreuse et une massification exigeant au contraire des moyens matériels et surtout humains supplémentaires. De surcroît, le monde des affaires et ses VRP politiques exigent aujourd’hui, après une série de contre-réformes plus modestes, un alignement rapide, pur et simple sur les besoins à court terme d’une économie elle-même malade, tout en réduisant le coût des dépenses publiques. La « professionnalisation » et l’« alternance », présentées comme des panacées, ne sont en fait qu’une éducation marchande mettant progressivement à l’écart des disciplines culturelles, visant à produire de la « ressource humaine » employable le plus rapidement possible et à bas prix.
Mobilisation du 19 février réussie malgré les vacances !
Alors qu'une partie des universités sont en vacances, la journée nationale de manifestations à été pourtant plutôt bien suivie. Les enseignants-chercheurs et étudiants étaient notamment 30000 à Paris, 5000 à Strasbourg et Marseille, 3000 à Bordeaux, 2000 à Lille, 1500 à Poitiers, Rouen et Orléans, 1000 à Toulouse, Besançon, Lyon, Caen, Tours, Saint-Denis...
Plus de 90 000 manifestants dans toute la France !
Nouvelle journée de mobilisation
Nous étions 50 000 à Paris et notamment 6000 à Toulouse, 5000 à Lyon, 4000 à Montpellier, 2000 à Rennes, Strasbourg, Aix-en-Provence et Grenoble, 1500 à Poitiers, Marseille, Nice, 1000 à Lille, Clermont-Ferrand, Tours et Nantes, 500 à Caen...
MJCF : 2, pl de Colonel Fabien 75019 PARIS - télephone : 01.40.40.12.45