"Étudiants, vous ne permettrez pas qu’un régime de dictature et d’oppression vous ôte toutes vos libertés et étouffe la pensée française ! [ ...] Unissez-vous, pour réaliser avec le peuple français, le front de la liberté, du travail et de l’indépendance de la France ! » Écrivaient en 1941 les lycéens et étudiants communistes unis contre le fascisme et l’occupation. Nous savons combien ces mots sont toujours d’actualité !
25% de taux de chômage pour les moins de 25 ans, un niveau de précarité sans précédent , des jeunes sans affectation à la rentrée et une augmentation terrible du coût de la vie, la situation déjà critique des jeunes n’a pourtant pas besoin d’être aggravée.
Mais cette droite sans scrupules, bien déterminée à faire de nous la génération sacrifiée s’en donne à cœur joie : La loi LRU, la réforme du bac pro, la réforme des lycées, la suppression de la carte scolaire, autant d’outils qui leur ont déjà permis de rendre notre système scolaire à l’image de leur système : injuste, inégalitaire et livré à la loi du profit au détriment de la réussite de tous. Par la casse de l’éducation, c’est notre avenir entier qu’ils veulent assombrir en privatisant les logements étudiants, en fermant les foyers de jeunes travailleurs, en détruisant nos acquis sociaux à l’image de la réforme des retraites.
Nous vivons donc au jour le jour, dans une précarité oppressante où le fatalisme pourrait nous clouer sur place et rendre improbable tout espoir de résistance. Mais n’en déplaise à Sarkozy, depuis 5 ans les lycéens se mobilisent quasiment chaque année et les étudiants n’ont pas dit leur dernier mot depuis qu’il a placé le patronat à la tête des Universités. Les jeunes travailleurs ont démontré eux aussi leur capacité à résister notamment lors de la mobilisation exceptionnelle pour sauver notre système solidaire de retraites, cette conquête sociale par et pour le peuple qui s’est libéré du joug nazi.
Situation difficile donc pour une jeunesse qui subit chaque jour davantage d’attaques sur ses conditions de vie, d’étude, ses perspectives d’avenir. Cependant, la capacité de mobilisation de la jeunesse, croissante ces dernières années envoie un message fort, à l’heure où l’on veut faire d’elle une « Génération sacrifiée ». Notre mouvement reste un outil pour que dans les lycées, dans les universités, dans les entreprises ; la jeunesse de France résiste, ce qui fait toujours d’elle, aujourd’hui comme hier et ce, dans toutes ses composantes, une Génération Révolution.
Qu’est-ce que La Relève et pourquoi la rééditer aujourd’hui ?
La Relève était le journal des étudiants communistes, paru pour la première fois en 1937, alors que le Secrétariat national des Étudiants Communistes de France, les « E.C. » rassemble différents groupes d’étudiants et de lycéens qui luttent contre le fascisme. Ceux-ci s’uniront au début de la guerre, et donc dans la clandestinité, au sein de l’Union des Étudiants et Lycéens communistes de France (l’UELCF). C’est dès 1939, que paraît de nouveau La Relève. Distribués sous le manteau puis détruits immédiatement après avoir été lus, il nous reste aujourd’hui très peu d’exemplaires du seul journal étudiant clandestin paru sous l’occupation.
Si nous la faisons reparaître aujourd’hui, ce n’est pas par nostalgie. Nos Camarades qui l’ont écrite et diffusée au péril de leur vie ont écrit l’histoire du peuple de France. Cette histoire, c’est un siècle de combats contre l’oppression, pour le pain, la paix et la liberté. Aujourd’hui le gouvernement s’approprie leur mémoire pour les vider de tout leur contenu de résistance, les faisant marcher à contre-courant de toute leur vie. À nous de prendre la relève !
Edito de Marion Guenot, Secrétaire Nationale de l’UEC et de Guénolé Fournet, responsable lycéen du Conseil National du MJCF
Vous pouvez trouver ci-joint cette nouvelle édition de La Relève, comportant des extraits de La Relève parue au début des années 1940
Une nouvelle édition de La Relève à paraître prochainement pour le 11 novembre.