Les Universités n’hésitent pas à réprimer les étudiants qui se sont engagés dans les mouvements de protestation contre les récentes réformes. Des étudiants se sont vus infliger des sanctions disciplinaires au motif qu’ils avaient pris part aux mobilisations contre la LRU et ses conséquences.
Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait qui renforce l’arbitraire à l’université, donne toute légitimité aux politiques managériales des présidents d’université et transforme nos lieux d’études en lieux de simple consommation de cours.
Le dernier exemple de cette répression a lieu à Angers. Sonia, étudiante, syndicaliste, s’est vue refuser son inscription pour une suspicion de fraude lors d’examen. Alors qu’aucune preuve n’a pu être apportée par l’administration et l’équipe pédagogique, elle a été condamnée, empêchée de s’inscrire et de recevoir sa bourse pendant plusieurs mois.
Nous ne pouvons accepter que l’Université française réprime les étudiants qui s’engagent pour de meilleures conditions de vie et d’étude. L’Université est un lieu de formation de citoyens, d’ouverture d’esprit, d’émancipation. Nous sommes déterminés à défendre le droit de s’engager à l’Université, pour un enseignement supérieur au service de notre émancipation et des besoins sociaux.
Pour la fin de la répression de l’engagement à l’Université,
Pour le droit de se réunir, de diffuser ses idées politiques et de se mobiliser dans l’ensemble des composantes de l’enseignement supérieur,
Et pour l’amnistie de Sonia Nour, syndicaliste étudiante réprimée,
Je signe la pétition !