La crise de 2008 marque-t-elle le début d’un retour à Marx ?
La défaite de l’URSS dans les années 90, qu’on avait présentée comme « la fin de l’histoire » a été marquée par l’hégémonie de l’idéologie libérale : jusque dans les termes utilisés, on a abandonné ce qui faisait référence au marxisme. Il est clair que la crise systémique du capitalisme appelle à un regain d’intérêt. A l’université, c’est plus que jamais le rôle de l’UEC de mettre en avant les chercheurs et les approches scientifiques marxistes qu’on voudrait mettre au ban !
Qu’est-ce que la semaine de la pensée marxiste ?
Cette initiative se déroule début mars, avec comme objectif de faire connaître le marxisme dans près d’une dizaine d’universités. Les intervenants que nous avons choisi le font vivre dans des courants de pensée scientifiques, méthodologiques, éthiques, et fournissent les clés de la compréhension du système. L’université étant un lieu de pouvoir, au-delà de la promotion du marxisme, le but c’est de diffuser hors de ses murs un savoir émancipé de l’idéologie dominante.
Quelles sont les autres activités de l’UEC pour la fin de l’année universitaire ?
La fin du semestre sera placée sous le signe de la solidarité internationale. Cette année en France, a lieu le G8 des universités rassemblant des dirigeants des 40 pays les plus riches avec en ligne de mire le lien universités/entreprise. Le constat est simple partout en Europe : depuis que le patronat a été placé aux commandes des Universités, nous n’avons jamais été aussi précaires, au chômage et déclassés à l’embauche. Le contre sommet du G8 doit être le rendez-vous de la résistance étudiante européenne.