Le 5 février 2009, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, venait inaugurer l’Université de Strasbourg alors en grève et issue de la fusion des trois universités de la ville.
Ce mercredi 16 septembre, Pécresse revient à l’Université de Strasbourg pour faire le bilan de plus d’une année de fusion. Mais le bilan n’est pas glorieux. En effet, depuis que l’entité unique a été créée, les étudiants strasbourgeois ont vu se multiplier les dysfonctionnements : problèmes récurrents d’inscription, suppression des photocopieuses,système informatique défectueux, secrétariats surchargés, … Tout cela dans ce qui apparaît bien comme une baisse des moyens. Les étudiants ne sont pas les seuls à subir ces conséquences néfastes. Les personnels BIATOSS ont été touchés par une diminution des effectifs et un accroissement de la pression au travail ayant entraîné des tentatives de suicide de certains d’entre eux. Voilà quelques exemples de ce qu’a pu apporter la fusion des trois universités. Quelle régression !
Bien que ceci ne soit guère encourageant, le gouvernement choisit de persévérer dans la voix des fusions d’universités en France (projet de fusion des Universités de Metz et de Nancy,…). Cette stratégie vise à la création de quelques pôles d’excellence en France à côté des autres facs de Province qui peu à peu se verront reléguer au rang de facs poubelles. Mais ce n’est que la continuité de la politique universitaire menée par Pécresse depuis l’entrée en fonction du gouvernement Sarkozy. En accompagnant les facs vers une privatisation rampante avec la LRU ou l’Opération Campus, le gouvernement n’a fait qu’exacerber la concurrence entre elles comme l’a montré la réforme du financement des universités.
Voici donc le sinistre bilan de Valérie Pécresse à son poste de Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Il est temps de stopper cette casse de l’Université publique !