Au Sénégal au sein du Mouvement des Élèves et Étudiants du Parti de l’Indépendance et du Travail (MEEPIT), en Tunisie au sein de l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET), en Colombie au sein de la Federación de Estudiantes Universitarios (FEU) comme dans nombre de pays, nos camarades sont la cible d’une répression gouvernementale extrêmement dure. Cette répression se traduit de multiples façons : campagnes de désinformation ; menaces d’interdiction des organisations ; systèmes de répression nationaux ; arrestations et emprisonnements politiques ; assassinats de leaders étudiants... Tous les moyens sont employés par la classe dominante et ses représentants pour écraser toute velléité révolutionnaire. Nous devons informer, sensibiliser et mener des actions de solidarité active pour aider nos camarades : dénoncer une situation en informant la presse ; envoyer des lettres ou des messages vidéos de soutien ; faire signer des pétitions ; demander aux élus communistes de s’exprimer publiquement... tous ces gestes sont d’une grande importance pour soutenir tous ceux qui luttent.
Le combat pour la paix, aux cotés de tous les jeunes communistes, doit, lui aussi, guider notre action internationale. Il nous faut sensibiliser les étudiants sur les questions de la Palestine, de l’Afghanistan, du Liban, du Kurdistan... en faisant toujours le lien entre guerres et impérialisme. Par exemple, pour la Palestine, il nous faut mener le combat pour la reconnaissance des crimes de guerre d’Israël. Il nous faut réfléchir à mener des actions financières en coopération avec des associations sportives, culturelles ou humanitaires.
Le capitalisme a créé les institutions internationales pour maintenir son emprise sur les politiques menées, ce qui est contraire à des perspectives de paix dans le monde. Il nous faut approfondir nos réflexions sur le rôle et le fonctionnement de l’ONU (exemple : résolutions contre Israël jamais appliquées) mais également sur le rôle du FMI et de l’OMC dont les dirigeants sont des socio-démocrates français (Strauss-Khan et Lamy) et affirmer nos positions adoptées à l’ANA en 2008, à savoir la dissolution de ces deux dernières institutions.
L’objectif actuel des dirigeants européens étant de créer « l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde », l’UEC doit également riposter à l’échelle européenne : pour nous la connaissance est un bien commun qui doit être sorti de toute logique marchande. Nous ne sommes d’ailleurs pas seuls dans cette bataille : les étudiants allemands, italiens, grecs ont encore récemment montrés qu’eux aussi s’opposent à ces politiques. Il nous faut donc mutualiser nos moyens d’actions pour mener un travail de fond avec nos partenaires sur l’avenir de l’enseignement supérieur en Europe. Mais nous ne pouvons nous contenter de ce travail : l’UE, c’est aussi une gouvernance, une banque centrale et une politique extérieure sans contrôle démocratique qui chaque jour aggravent les conditions de vie de millions de personnes. Nous devons coordonner nos actions au sein du MJCF pour construire l’alternative à ces politiques.
Les conséquences de la crise mondiale dans la vie des populations les plus pauvres, les conséquences des réformes de l’éducation dans de ne nombreux pays doivent nous amener à nous adresser à la population pour organiser la montée des revendications, comme on a pu le voir en Guadeloupe. Aujourd’hui nous devons bien montrer le rôle dévastateur du capitalisme sur les jeunes, les moins jeunes, et les couches populaires. Nous sommes dans une phase intense de lutte des classes. Nous devons dans le même temps, en coopération avec d’autres organisations étudiantes nationales et internationales, nous engager dans la réflexion de projet de développement, comme par exemple le séminaire de Dakar en août prochain avec le MEEPIT, le MJCF et sous la responsabilité du PIT.