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Quand Les Républicains enterrent la sécurité des femmes dans les transports publics

 
 
 

Jeudi 28 janvier dernier, les sénateurs ont adopté la proposition de loi relative à la sécurité dans les transports. L'article 14, prévoyant des mesures pour condamner les harcèlements et violences à caractère sexiste, a été mis à la trappe par la commission des Lois et le rapporteur de cette loi, François Bonhomme (Les Républicains), sans même que le texte ait été discuté en séance plénière. Alors que 100% des femmes utilisant les transports en commun y ont été victimes de harcèlement sexiste, la suppression de cet article est inadmissible. Pourquoi freiner des quatre fers, après avoir mis en place des bus déposant les femmes à proximité de chez elles la nuit, et des campagnes de sensibilisation au harcèlement dans les transports? Le problème est pourtant loin d'être réglé, et les membres de la commission ainsi que François Bonhomme devraient s'organiser une sortie de terrain dans les transports publics pour se rendre compte d'une réalité qu'ils balayent depuis le Palais du Luxembourg.

Étudiantes, cette réalité nous frappe de plein fouet : les transports publics étant notre principal moyen de locomotion, combien d'entre nous n'ont pas ressenti ces regards pesants sur une mini-jupe, ces œillades déplacées, ces commentaire sexistes, et cela parfois dès le premier métro? Les transports sont un espace public, où chacun et chacune doit pouvoir ne pas être oppressée par des remarques sexistes, des regards insistants, des insultes. Prendre le métro le soir ne doit en aucun cas constituer une épreuve. Le harcèlement, où qu'il soit, doit être puni. Sortons de la loi du silence pour dénoncer et éradiquer ces violences. A l'heure où des sites internet comme Paye Ta Schnek recensent chaque jour des témoignages de plus en plus durs de harcèlement de rue subi par les femmes de tous âges, les parlementaires devraient se rappeler de l'existence de la moitié de leurs administrés, qui, au quotidien, subit le sexisme sous toutes ses formes.


Contrairement à ces messieurs de la commission, l'Union des Étudiants Communistes, tout comme les sénateurs et sénatrices communistes, n'oublie pas la dimension féministe du progrès. Nous condamnons fermement ce recul par l'abandon de l'article, et revendiquons le droit pour tous à pouvoir prendre les transports sans voir notre dignité et notre intégrité égratignées par le sexisme ambiant. Rétablir cet article 14, relatif à la sécurité des femmes, serait la moindre des choses. L'égalité femmes-hommes est l'affaire de tous, donc la nôtre.  

 

Quand Les Républicains enterrent la sécurité des femmes dans les transports publics