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Partiels de médecine : le patriarcat a encore frappé

 
 
 

Après la polémique sur les affiches sexistes des corporations d’étudiants en médecine et celles sur les bizutages, certains membres du secteur médical s’illustrent une nouvelle fois avec un sujet d’examen d’un goût on ne peut plus douteux. En effet, à leurs derniers partiels, les étudiants de sixième année de médecine de trois facultés parisiennes ont eu la surprise de constater que l’un des choix multiples du questionnaire leur suggérer d’ « envoyer au coin car elle n’a pas été sage » une femme fessée par ses supérieurs hiérarchiques devant ses collègues.

Peut-on imaginer que des professeurs, censés transmettre le savoir à leurs étudiants, s’abaissent à de tels traits soi-disant d’ « humour » ? Peut-on trouver ça drôle d’envisager de n’accorder que de la condescendance à quelqu’un ayant subi une humiliation ? Même si ces professeurs sont spécialistes des « rouages » du corps, ça ne les dispense pas de respecter les personnes et en particulier les étudiant.e.s. Car loin de la blague graveleuse de bas étage, les humiliations et le harcèlement sexuel au travail sont une réalité qui ne prête pas à esquisser un sourire. De plus, si ces violences de genre sont dirigées contre les femmes, c'est bien pour qu'elles ne se sentent pas à leur place dans un milieu d'hommes, pour les exclure en les remettant à « leur place », dans la sphère domestique.

Les étudiant.e.s communistes sont scandalisé.e.s que de telles pratiques puissent encore être monnaie courante et les dénoncent fermement. Nous nous battons pour une égalité femmes/hommes réelle, pour la fin des inégalités salariales, des formes de domination, d'exploitation et de toutes les violences liées au genre, dont cette affaire nous rappelle encore une fois l’existence.  Partout sur nos campus, il faut en finir avec ce machisme ambiant et permettre à chaque étudiante de mener à bien son parcours et faire avancer la société et le progrès social.

 

Partiels de médecine : le patriarcat a encore frappé