En bref, la fin d’un cadre national pour l’embauche et la rémunération des doctorants en transférant leurs modalités à des négociations locales, une accentuation de la précarité déjà grande des doctorants, une volonté d’adapter les études doctorales à l’entreprise, une promotion du « mérite », de « l’excellence », de la mise en concurrence des personnes, via des contenus de missions et salaires « négociés », « sans plafond », ... Pour les futurs docteurs, le débouché « recherche public » n’est plus un débouché d’avenir, l’enjeu se situe maintenant dans une meilleure adaptation de la formation des docteurs aux besoins des entreprises ...
Ces deux citations nous donnent le ton :
« L’expérience de recherche acquise à l’occasion d’une thèse est une telle richesse qu’elle doit être mise au service des entreprises, non seulement pour les métiers de l’innovation, mais aussi pour les métiers du management. »1 (Valerie Pecresse, 9 juillet 2007)
« Il semble opportun d’appliquer [aux études doctorales] les recettes qui ont permis aux grandes écoles d’ingénieurs d’imposer leurs marques dans les entreprises privées »2 (Medef, 2007)
Extraits de Nouveau « Contrat doctoral » : dans la droite ligne de la LRU ! Le Medef l’a rêvé, Pécresse l’a fait !, analyse faite par les chercheurs communistes du projet de nouveau contrat doctoral.