La coordination nationale des universités réunie mercredi à Paris-VIII, à Saint-Denis, a appelé à une journée nationale de manifestations dans toute la France le 19 février.
Elle a aussi appelé les enseignants des premier et second degrés à rejoindre le mouvement des enseignants-chercheurs et également l’ensemble des universités et laboratoires à rejoindre le mouvement de grève lancé le 2 février
En attendant, le mardi 17 février sera une journée massive d’informations.
La coordination a aussi "dénoncé "la série de réformes" que les ministères de l’Education et de l’Enseignement supérieur ont engagées "à la hussarde", citant, entre autres, la loi LRU sur l’autonomie des université, le Pacte de la recherche, "la transformation des organismes de recherche en agences de moyens".
Elle a demandé "en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi".
La coordination, qui se réunissait pour la troisième fois, a dit représenter 79 établissements, dont 67 universités. La prochaine est prévue le 20 février à Nanterre.
La coordination nationale étudiante se réunit à Rennes ce week-end, ville universitaire particulièrement mobilisée : A Rennes 2 (lettres et sciences humaines), 2000 étudiants ont voté la prolongation de la grève et le blocus total, entamé lundi, jusqu’au retour des vacances universitaires le 23 février. Une nouvelle AG aura lieu à cette date, dans l’établissement dont le personnel (enseignant et Biatoss) est en grève depuis une quinzaine de jours. Les étudiants en lutte occupent jour et nuit le hall central de l’université.
Cette coordination devrait logiquement appeler également au 19 février à partir de revendications touchant aussi bien les enseignants-chercheurs que les étudiants. Elle devra également se prononcer sur une journée de manifestation nationale proposée par l’AG de Rennes 2 le 24/02.
La LRU et la nécessité de son abrogation seront probablement au cœur des débats, tout comme l’ensemble des mesures prises par le gouvernement depuis.
La question sociale aussi, avec la nécessité de rompre avec des logiques entrainant le développement de la précarité étudiante, aura une place singulière dans le contexte actuel de crise.
Les étapes permettant une jonction mouvement étudiant - mouvement salarié seront elle aussi en discussion suite au succès du 29 janvier et alors que les centrales syndicales annoncent une nouvelle mobilisation le 19 mars.
Ordre du jour de la coordination nationale des étudiants :
Début : 13h le 14 février
I / Tour des villes
II/ Revendications
III/ Perspectives de mobilisation
IV/ Modalité de la prochaine coordination