Mouvement des jeunes communistes
Tract de l’UEC d’Aix Marseille
LES MEDIAS AU SERVICE DU CAPITAL !!!
Que ce soit par la nomination de Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, ou part le non renouvellement des contrats des célèbres chroniqueurs de France Inter Stéphane Guillon et Didier Porte, les liens entre le gouvernement et la presse française ont fait jaser ces dernières années. En effet, nous sommes en droit de nous interroger sur les liens d’amitié entretenus par le gouvernement avec l’ensemble de la presse ; les informations diffusées au quotidien allant dans un seul sens !

Les mouvements sociaux ont notamment souffert du silence des journaux télévisés, des émissions de radios, ainsi que de la majorité des journaux. L’exemple le plus criant est celui contre la réforme des retraites, où l’on peut sans hésitation faire porter à la presse une part de la défaite de par la désinformation dont elle a rendu victime la majorité de la population.

Si l’information est ainsi travestie, c’est que ceux qui possèdent et contrôlent les médias français ont choisi leur camp. Le Figaro à Dassault, Le Point à François Pinault (7ème fortune française en 2010), TF1 à Bouygues Télécom… Les exemples ne manquent pas pour démontrer que seuls les plus riches contrôlent l’information de tous. Le lien de ces grands groupes financiers, de ces hommes fortunés avec le gouvernement n’est plus à démontrer : Nicolas Sarkozy n’est, comme avant lui ses prédécesseurs, qu’un valet de la bourgeoisie, au service de celle-ci, donnant les mêmes orientations aux organismes publics d’information que celles données aux media privés.

Alors, ne soyons pas dupes ! Les media français ne sont pas libres, et le discours que l’on nous sert ne va que dans un sens : celui des politiques capitalistes qui chaque jour détruisent notre service public, cassent nos acquis sociaux, entretiennent le chômage. Ils ont pour objectif d’entraver toute prise de conscience de la part de la jeunesse et des travailleurs : ils sont la voix de la classe dominante qui nous opprime et tente de nous aliéner au quotidien ! Le capitalisme n’offre de liberté d’expression qu’à la bourgeoisie dominante ; ce système a fait son temps ! Battons nous pour le socialisme !


La presse gratuite : presse libre,information ou matraquage de la pensée unique ?

Metro, 20 minutes, Direct soir... Nous avons tous l’habitude de lire ces quotidiens mis à disposition un peu partout. La question est : pourquoi ces journaux sont gratuits quand on paye les autres ? Sont-ils offerts par de bonnes âmes riches ayant à cœur d’informer la population ? Outre le fait que ces journaux sont constitués par moitié de publicités, et que la plupart des articles publiés ne sont qu’anecdotes inintéressantes, le peu d’informations qu’ils contiennent reflètent forcément les opinions politiques des grands groupes qui les financent soit en étant les actionnaires soit par la publicité. Ces grands groupes financiers (Schibsted, groupe norvégien propriétaire du 20 minutes par exemple) sont des acteurs de la politique au quotidien : s’enrichissant des profits réalisés par les entreprises qu’ils possèdent, ils participent chaque jour à l’exploitation des travailleurs sous payés.

Les propriétaires de ces grands groupes, de ces entreprises, de ces journaux, puisque ce sont les même, ont tout intérêt à diffuser une information allant dans le sens de la politique du gouvernement en place : pour maintenir leur hégémonie financière et politique il faut que l’ordre établi perdure…


LA JEUNESSE ET LES TRAVAILLEURS ONT LEUR JOURNAL !

Le premier numéro de l’Humanité, journal fondé par Jean Jaurès, paraît le 18 avril 1904. Son fondateur veut en faire un outil pour l’unification du mouvement socialiste français et un des leviers de la lutte révolutionnaire contre le capitalisme. Il y attache deux principes de fonctionnement : la recherche d’informations étendues et exactes pour donner « à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde » et l’indépendance financière. Le journal de Jaurès défend résolument des positions pacifistes et antimilitaristes en accord avec l’internationalisme du mouvement ouvrier. Pendant la seconde guerre mondiale l’édition de l’Humanité est interdite et entre dans la clandestinité jouant un grand rôle dans la résistance, de nombreux journalistes de sa rédaction périrent dans la lutte contre le fascisme. Également très présent dans le combat pour la laïcité le journal se veut aussi le défenseur de la classe ouvrière en soutenant les luttes des travailleurs. Pendant plusieurs années organe du parti communiste français, le quotidien d’opinion est aujourd’hui indépendant. A ce jour, l’Humanité est le seul journal qui relate quotidiennement les luttes des travailleurs, des étudiants, et qui informe des réalités d’un capitalisme de plus en plus violent. Afin de permettre à tous d’avoir accès à ces informations capitales, le journal abonne gratuitement et sans engagement les jeunes pendant 6 mois.


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