Alors que les banques et les responsables de la crise continuent d’enregistrer des bénéfices record, le budget des Universités a encore été diminué, et notamment celui du CROUS, qui s’est vu amputer de 5,5% de ses finances. Conséquence : le coût de la vie étudiante n’a pas cessé d’augmenter, la moitié d’entre nous est contrainte de se salarier pour financer ses études et 34 % des étudiants auraient renoncé à un traitement médical en 2011, en raison notamment de l’augmentation des frais.
Depuis que le gouvernement a placé le patronat à la tête des Universités, nous n’avons jamais été aussi précaires, le taux d’échec dès la première année n’a jamais été aussi important (50%), avant d’être déclassés à l’embauche une fois notre diplôme obtenu (comme c’est le cas pour 29% d’entre nous). Lutter pour avoir les moyens d’étudier c’est lutter contre cette politique qui fait de nous l’armée de réserve du salariat précaire !
Ne nous y trompons pas, si la précarité étudiante est aujourd’hui orchestrée, c’est pour nous pousser à accepter de se salarier dans des conditions chaque jour plus dégradées.
Nos bourses maintenant !
Depuis plusieurs semaines, L. Wauquiez joue la montre sur les bourses étudiantes dont les retards de versement ont des conséquences dramatiques. Pourtant, en promettant l’augmentation des bourses alors que le budget des CROUS est en baisse, il était évident que l’ensemble des bourses qui seraient mise en péril faute de moyens !
Visiblement, le Ministre n’a pas fini de se moquer de nous. Alors que le retard des bourses touche presque l’ensemble des étudiants de France, il ne recule devant rien pour se dédouanner : "Attention, il faut bien que tous les dossiers (de bourse) soient correctement remplis ; on a souvent des retards... (dans le dépôt des dossiers)"
MOBILISONS-NOUS ! Vous trouverez ci-joint le tract en PDF et en format modifiable