LE PATRONAT EXIGE TOUJOURS PLUS !
Malgré les 50 milliards d’euros de profit réalisés par les entreprises du CAC 40 en 2009, l’ensemble des cotisations patronales restent moins élevées que celles des salariés. De plus, Au fil des exonérations de cotisations patronales, les patrons vont profiter en 2010 de 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales dont la moitié de cotisations vieillesse. Alors que la suppression de ces allègements de cotisations suffirait à elle seule à renflouer les caisses des retraites, le gouvernement se garde bien d’y toucher... Et pour cause ! C’est la volonté qu’a le patronat de remettre la main entièrement sur ce qu’il a cédé depuis 1945, qui est le moteur de la réforme des retraites.
TRAVAILLER PLUS POUR... TRAVAILLER PLUS !
C’est cette course au profit qui a motivé la généralisation des emplois précaires, le démantèlement de nos services publics, les délocalisations, et aujourd’hui, l’augmentation de la durée de cotisation pour les retraites. C’est le patronat et l’économie de marché qui sont cause du chômage, mais qui font aussi de celui-ci un outil pour faire pression sur les salaires et justifier la casse de nos droits. Le fait d’augmenter la durée de cotisation, compte tenu du taux de chômage, de la durée moyenne des études, etc... qui transforme ainsi le niveau de pension digne à la retraite en rêve inatteignable aura pour effet de nous pousser à la capitalisation, comme aux Etats Unis. Mais le système par capitalisation, instable comme on l’a vu avec la crise, n’est qu’un leurre.
CRISE ECONOMIQUE EN EUROPE : LA RIGUEUR POUR NOUS, ET L’OPULENCE POUR LES CAPITALISTES !
Depuis quelques semaines, une politique de rigueur s’abat sur les peuples Européens, avec comme « laboratoire » la Grèce : suppressions de postes dans la fonction publique (seulement 2 postes renouvelés sur 5), baisse de leurs salaires à hauteur de 15 %, augmentation de l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans... La crise qui sévit en Grèce et qui pourrait bientôt embraser toute l’Europe, a pour seule conséquence le caractère chaotique et absurde du système capitaliste : c’est le plan de sauvetage des banques qui a mis les Etats en situation de faillite. Pour autant, Sarkozy et le social-libéral Dominique Strauss Kahn veulent faire payer les pots cassés de la crise aux travailleurs !
L’argument selon lequel on est obligé de modifier le système de retraites à cause du vieillissement de la
population n’est qu’une vaste blague : Le système de solidaire de retraites est justement l’un des acquis
sociaux qui a permis de faire augmenter l’espérance de vie en
France, avec pour principe le fait de pouvoir vivre dignement après une
vie consacrée au monde du travail, plutôt que de se tuer à la tâche.
Pour sauvegarder durablement notre système de retraites, il faut :
développer un cadre de protection collective d’accès à l’emploi
et la formation, et notamment redévelopper les services publics
augmenter les cotisations patronales, et les salaires
défendre le droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous
la validation des années d’études et de formation dans le calcul
des annuités ouvrant droit à la retraite, afin d’offrir à chaque jeune la
garantie de pouvoir étudier sans être inquiété par son avenir,
la validation des périodes de stages, intégrée dans une
véritable règlementation contraignante (rémunération à 100% du SMIC
dès le premier mois, reconnaissance et encadrement dans la formation)
aucune retraite en dessous du SMIC
UN OUTIL POUR L’UNITE : NOTRE ORGANISATION
Parce qu’ensemble nous sommes plus forts, les étudiants communistes participent activement au collectif national : « la retraite, une affaire de jeunes », regroupant 19 organisations de jeunesse, syndicats étudiants et lycéens, associations... Parce qu’en tant que futurs travailleurs, nous refusons de laisser le gouvernement et le patronat jouer notre génération contre les autres, nous affirmons ensemble notre détermination à lutter pour une retraite solidaire.