Pour lutter contre le décrochage scolaire, orienter dans la recherche et l’insertion professionnelle, et favoriser l’autonomie des jeunes, Daubresse a parlé de laboratoires territoriaux pour la jeunesse, et « d’un engagement financier à la hauteur des objectifs ». Et bien, il manque cruellement d’ambition ! Les fonds prévus sont ridicules, entre 2 et 4 millions € par territoire, alloués en fonction de l’implication des partenaires privés et collectivités territoriales : C’est bien d’une mise en concurrence entre régions dont il s’agit. Ensuite, pour lutter contre l’image négative qui est donnée des jeunes, notamment dans les médias, a été évoquée, entre autres, la création d’un très vaseux « critère « jeunesse » dans le baromètre diversité du CSA », ainsi qu’un Observatoire de la Jeunesse, chargé d’enquêtes d’opinions auprès des jeunes sur des sujets d’actualité.
Là encore, on est bien loin de nos besoins : rien sur nos conditions d’études, de vie et de travail, l’accès aux soins, à la contraception, … Pour favoriser l’engagement des jeunes, on propose notamment de participer à une consultation en vue d’une réforme du Conseil National de la Jeunesse, conseil consultatif qui pourra saisir les pouvoirs publics et le CESE,...lui aussi consultatif ! C’est révolutionnaire ! Enfin, élément phare de ce nouveau plan, le revenu contractualisés d’autonomie (RCA), de 250 €, pour les jeunes de 18 à 25 ans, qu’ils soient peu qualifiés ou diplômés de Licence. En recherche d’emploi. Véritable « RMI-jeunes », cette somme ridicule aurait pour but d’accompagner cette politique visant à former des travailleurs qualifiés en plus grand nombre, mais qui subissent de plein fouet le chômage et le déclassement à l’embauche. Continuez, Madame Parisot, Daubresse s’occupe de tout ! Le plan jeunes a un an : une bougie sur du flan !
« Aucun jeune en difficulté ne sera laissé seul à son sort » promettait Sarkozy à Avignon le 29 septembre 2009 en lançant le plan jeunes. Un an plus tard, pas de quoi se réjouir ! Qu’il lise l’enquête du Secours populaire (09/10) et se promène dans nos quartiers, il verra que les jeunes sont toujours les tristes champions de la précarité ! Aux jeunes, Sarkozy préfère décidément toujours les banquiers…