Une fois de plus, le gouvernement s’apprête à allonger la durée de cotisation pour l’accès à une retraite à taux plein. Cela constitue une grave atteinte au système de retraite basé sur la solidarité, qui avait pour but de permettre à chacun de vivre dignement, après une vie consacrée au monde du travail.
La retraite, c’est une affaire de jeunes !
Si les étudiants communistes participent pleinement à ce collectif, c’est que cette question est déterminante pour les étudiants, en tant que futurs travailleurs.
Déterminante compte tenu de l’allongement de la durée de leurs études comparée à celle des générations précédentes, mais aussi, déterminante dans un contexte de libéralisation de l’enseignement supérieur, d’individualisation des parcours de l’enseignement supérieur et de précarisation des conditions de travail. En effet, les jeunes sont frappés de plein fouet par la généralisation des emplois précaires, et peinent de plus en plus à trouver un emploi stable rapidement.
Là est tout le scandale : la précarisation de nos conditions de travail nous plongera dans l’incapacité d’atteindre un niveau de pension digne.
Nous serons présents pour être un outil d’analyse des enjeux de cette réforme, car il y a une vraie bataille idéologique à mener.
Nous refusons la logique du travailler plus pour profiter plus au patronat, et ce, à moindre coût. Nous refusons de laisser le contexte de crise du capitalisme justifier une fois de plus la casse de nos droits. Nous rejetons le mythe selon lequel l’économie et la production des richesses reposeraient sur le patronat et les actionnaires, qui au contraire, recherchent le profit pour le profit, et entassent des richesses qui n’ont aucune utilité sociale.
La mesure que le gouvernement nous présente n’est pas inéluctable, elle n’est pas le fruit d’un simple calcul, c’est un choix politique délibéré.
C’est pourquoi nous nous rassemblons, à la veille du 1er mai, pour exiger du gouvernement qu’il fasse le choix de privilégier les travailleurs, que ce soit les jeunes, les futurs ou ex-travailleurs.
Face à la crise du capitalisme actuel, nous avons besoin d’un changement radical de l’économie, et en premier lieu, d’aller chercher l’argent où il se trouve. En effet, les générations ne doivent pas être opposées entre elles alors même que les cotisations patronales pour les retraites sont moins élevées que celles des salariés.
Nous restons déterminés à lutter pour un service public et un cadre de protection collective d’accès à la formation et l’emploi, et aujourd’hui, nous sommes rassemblés, syndicats étudiants, lycéens, associations, et organisation politiques de jeunesse, pour adresser ce message au gouvernement.
Tu trouveras ci-joint l’appel qui a été signé par l’UEC et la JC, et tu pourras très prochainement retrouver toutes ces infos sur le site du Collectif !