UNE SITUATION REVOLTANTE POUR LE PEUPLE GREC ! Pour faire face à cette situation, les capitalistes européens préconisent en premier lieu de faire des économies sur les dépenses publiques. Cette politique de rigueur qui s’abat aujourd’hui sur les travailleurs, dans le but de leur faire payer les pots cassés est scandaleuse : suppressions de postes dans la fonction publique (seulement 2 postes renouvelés sur 5), baisse de leurs salaires à hauteur de 25 %, augmentation de l’âge légal de départ à la retraite ... L’annonce de ces mesures a déclenché un sentiment de révolte. Des manifestations de grande ampleur ont lieu depuis près de 2 mois. Une grève générale a été déclenchée le 5 mai, et des émeutes embrasent le pays. La colère du peuple grec est légitime ! Celui-ci a été escroqué à deux reprises : alors que ce sont les travailleurs qui produisent les richesses, ce sont ceux qui s’accaparent ces richesses et spéculent qui sont responsables de la crise. Pour autant, c’est aux travailleurs que l’on fait subir les conséquences de la politique désastreuse menée par les capitalistes et les gouvernements européens.
LES ESCROCS RECIDIVENT !
Pour maintenir leur système en place, les capitalistes européens (banques, actionnaires...) et les gouvernements qui s’en font les relais n’ont d’autre choix que de mener cette politique, car contrairement aux idées reçues, ils ne produisent pas de richesses. Ils ne font que rechercher le profit pour le profit, et entasser des richesses qui n’ont aucune utilité sociale. La crise Grecque est symptomatique de ce système absurde et chaotique. Alors même qu’ont lieu des spéculations financières sur la crise, alors même qu’on propose à la Grèce d’emprunter encore, tout ceci pour permettre aux banques et aux actionnaires de continuer à s’engraisser, même sur le dos de la crise, le FMI se borne à préconiser l’accélération des processus de démantèlement et de privatisation des services publics !
LA GRECE SERA-T-ELLE LE LABORATOIRE DU NOUVEL ORDRE SOCIAL EUROPEEN ?
Le capitalisme international a évolué de telle sorte que le fait de maintenir un taux de profit élevé passe nécessairement par la casse de nos services publics et de nos droits, qui sont aujourd’hui une entrave au profit : c’est la logique selon laquelle les actionnaires, les banques, le patronat ne peuvent continuer à s’enrichir sans nous précariser et nous appauvrir chaque jour davantage. C’est cette logique qui a matricé la course effrénée à la privatisation de nos services publics dans toute l’Europe, et qui va tendre à s’accélérer avec la faillite des états européens. Si le combat que mène le peuple Grec aujourd’hui est déterminant, c’est que le Portugal, l’Espagne, l’Italie, et même la France s’apprêtent à subir la même crise. Le système capitaliste pourrait alors, plutôt que de s’effondrer, faire de la faillite des États un point d’appui pour rebondir et relancer la course au profit, en s’accaparant davantage les richesses produites par les travailleurs, et qui repose sur des inégalités plus criantes entre classes sociales, à l’image de celles des pays du Sud.
LA SOLUTION : REPRENDRE CE QUE L’ÉCONOMIE DE MARCHE NOUS A VOLE !
Sarkozy l’a dit lui-même : si la France est restée relativement protégée de la crise de 2008, c’est parce que des pans entiers de notre économie sont encore socialisés, c’est à dire qu’en tant que services publics, ils sont notre propriété collective, et n’ont pas été sujets à la spéculation financière. Cela démontre que ce sont aussi bien l’économie de marché que les privatisations qui font courir les États à leur perte. Plutôt que de nous saigner encore pour leur permettre de continuer à jouer au casino, luttons pour la re-nationalisation de ce qui a été privatisé (énergie, transports, télécommunications...) et la création de nouveaux services publics (logements ), et la nationalisation d’un pôle public financier. Si nous prenons enfin la maîtrise des richesses que nous produisons, nous n’aurons plus à payer les pots cassés d’une crise qui n’est pas la nôtre !
UN OUTIL POUR LA SOLIDARITE INTERNATIONALE : NOTRE ORGANISATION Membre de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD), notre mouvement est en lien avec toutes les organisations révolutionnaires du monde, et notamment avec les étudiants Grecs, sur les questions qui touchent à la libéralisation de l’Enseignement Supérieur, mais aussi de la crise grecque. Nous voulons construire la résistance sur le plan Européen, et plus généralement, nous avons comme volonté de continuer à tisser des liens avec les organisations progressistes pour peser sur des problématiques internationales.