Mouvement des jeunes communistes
Réaction aux déclarations de Valérie Pécresse (9/11/2007)

Valérie Pécresse déclare aujourd'hui sur France Inter que c'est « aux syndicats étudiants de faire le choix du dialogue ». Mais dans le même temps, elle ne reçoit que les organisations étudiantes qui ne demandent pas l'abrogation de la LRU, sans inviter aucune des organisations membres du Collectif étudiant contre l'autonomie des universités (CECAU).

Elle condamne également les blocages au nom de la « liberté d'étudier », alors que ce sont les fermetures administratives qui empêchent les étudiants de s'informer et de s'exprimer démocratiquement sur la mobilisation lors des assemblées générales. Elle invite les étudiants opposés au blocage à se rendre aux AG, mais pas les autres : c'est là une drôle de vision de la démocratie...

La ministre évoque également un « investissement jamais vu de l'État dans l'université » alors que l'investissement de l'État par étudiant reste très en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE (6 800 contre 9 000 euros) et que l'Éducation nationale va subir 11 200 suppressions de poste. Le budget par étudiant devrait être doublé pour répondre aux besoins de l'université et de sa massification.

L'UEC constate que Valérie Pécresse reste sourde aux revendications des étudiants et multiplie les déclarations contradictoires. Les étudiants communistes réaffirment leur opposition à la loi et appellent l'ensemble de la communauté universitaire à amplifier la mobilisation lors des journées des 14 et 20 novembre.

Le 9 novembre 2007,


Igor Zamichiei
Secrétaire national de l'UEC


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