Mouvement des jeunes communistes
Réaction aux déclarations du jour de Valérie Pécresse (6/11/2007)

La ministre de l’Enseignement supérieur déclarait ce matin que « donner l'autonomie aux universités, c'est leur faire confiance, c'est en réalité un engagement, un investissement de l'État sur l'université ».
Pour l’UEC, le cadre fixé par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) ne permet en rien une autonomie des universités qui serait positive mais impose au contraire un asservissement de celles-ci aux intérêts financiers des entreprises qui y investissent directement.

Valérie Pécresse a également implicitement proposé aux organisations syndicales un dialogue en appelant à ce que « tous les étudiants qui ont envie comme moi d'améliorer la réussite de leurs camarades, doivent faire le pari du dialogue avec moi ».
L’UEC s’interroge sur les volontés d’une Ministre qui, tout en se disant aujourd’hui ouverte au dialogue, a fermée la porte à celui-ci quelques mois auparavant. En effet, le gouvernement, dans un déni total de démocratie, a fait voter sa loi pendant l’été alors que les étudiants étaient en vacances et que la majorité des syndicats d’enseignants-chercheurs et de personnels dénonçaient autant les dispositions du texte qu’une concertation à la « va vite ».


Les assemblées générales tenues dans les universités ne demandent pas de modifications de la loi à la marge mais exigent clairement son abrogation. L’UEC réaffirme son opposition à la loi et appelle l’ensemble des étudiants à amplifier la mobilisation lors des journées du 8, 14 et 20 novembre.

Le 6 novembre 2007,

Igor Zamichiei
Secrétaire national de l'UEC

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