Leurs plans d’austérité c’est engraisser les banques en affamant les peuples !
Les plans de rigueur se succèdent dans les pays. Il s’agit de faire rentrer de l’argent en dépensant le moins possible. Dans les faits, cela se traduit par des coupes dans les aides sociales (APL, salaires minimum, ...). Pourtant ces dernières permettent aux plus pauvres de pouvoir survivre. Si les caisses sont présentées comme vides, cela est due au fait que les Etats ont aidé les banques qui étaient au bord de la faillite au début de la crise.
Encore une fois ce sont les plus précaires qui sont les plus touchés : les jeunes qui galèrent pour trouver un job, les chômeurs, les retraités qui voient leur pension baisser, … La logique du FMI et de la Banque centrale européenne est de ne pas s’attaquer aux banques alors que ce sont elles qui sont responsables de la crise ! Les suppressions de postes dans la fonction publique se multiplient, les baisses de salaire, de pensions pour les retraités, du salaire minimum en Irlande, … Avec cette logique, le FMI de ce vaillant homme de gauche qu’est Strauss-Kahn, veut faire payer la crise aux peuples tandis que les puissants continuent à s’enrichir ! Ce n’est pas à nous, les peuples, de payer leur crise !!! Une logique européenne.
La logique actuelle de l’Union européenne est de prêter aux banques mais pas aux secteurs publics. C’est pourtant les banques qui sont responsables de la crise ! L’Union européenne, pour se sauver d’une éventuelle banqueroute de sa monnaie obligent les Etats à emprunter sur les marchés financiers. C’est une nouvelle preuve que les capitalistes ne connaissent qu’une loi, celle du profit au détriment des peuples.
L’Europe et le FMI contraignent l’Irlande et le Portugal à un plan d’austérité !!
Le cas de l’Irlande est bien la preuve que la flexibilité au travail est gage de précarité. La très faible imposition sur les sociétés étaient vantées partout en Europe. La crise a fait voler en éclat cette vitrine. La Banque Centrale Européenne et le FMI ont fait pression pour que le gouvernement irlandais accepte les aides internationales qui proviennent des banques. En effet, les marchés financiers ne veulent plus prêter d’argent à l’Irlande car selon les agences de notation, le remboursement ne serait pas assuré. On assiste donc à la main mise du monde financier privé sur le monde politique. Face aux conséquences antisociales de ce plan de rigueur, les Irlandais sont descendus massivement dans la rue pour refuser la soumission de l’Etat aux banques, responsables de la crise. De même, la France et l’Allemagne ont demandé au Portugal d’emprunter 1 milliard sur les marchés financiers.
Les étudiants d’Europe ne se laisseront pas faire !
Les parasites de la finance nous ont pris pour cible ...
Les plans de rigueur touche particulièrement les étudiants : les suppressions de poste massives bouchent encore un peu plus notre avenir. L’éducation aussi est gravement touchée. En Angleterre et en Irlande, les budgets prévus accordent moins d’argent aux universités. Ces dernières doivent, pour continuer à fonctionner, trouver de l’argent : dans les poches (déjà vides) des étudiants. Ainsi, les universités en Grande-Bretagne et en Irlande prévoient d’augmenter de manière drastique les frais d’inscriptions : en Angleterre, ces frais vont tripler pour atteindre la somme de 14 000 € !! Alors que la jeunesse est de plus en plus précaire, les plans de rigueur ne font qu’aggraver la situation. Nous ne voulons pas être l’armée de réserve des capitalistes.
...Ils vont bientôt s’en mordre les doigts !
Les étudiants et les jeunes se mobilisent fortement contre les politiques de rigueur. Notre avenir est déjà incertain, le chômage explose : nous ne voulons pas que cette situation s’aggrave pendant qu’une minorité profite de nous. Une manifestation a eu lieu le 24 novembre qui a rassemblé 100 000 personnes. Au Portugal, les jeunes sont descendus massivement dans la rue lors de la journée de grève générale du 24 novembre. De même, la jeunesse irlandaise est descendue dans la rue avec comme mot d’ordre « No Fees » (pas de frais d’inscription). Nous avons compris que ce système n’est pas fait pour nous et que nous ne supporterons pas plus longtemps ses attaques contre nos droits et notre avenir.
Chômage, précarité, inégalité de classes, le temps est venu de tirer le bilan des politiques capitalistes.
A l’occasion du Sommet du G8 des Universités, les Étudiants communistes et progressistes d’Europe comptent bien faire entendre leur voix !