Le président a introduit le sommet social pour apporter des réponses à la crise.
Derrière l’idée qu’il faudrait agir en urgence sans attendre les élections, il s’agissait pour le président de continuer la démolition des acquis sociaux derrière le masque de la concertation. Faisant croire qu’il demande leur avis aux syndicats, le président a déjà son programme en tête avec la « coût du travail » en ligne de mire.
Au menu : la hausse du temps de travail et les baisses de salaires tout en démantelant la protection sociale. En clair, le temps de travail sera modulé dans les entreprises avec des évolutions de salaires au bon vouloir des patrons et les cotisations sociales seront encore baissées, cassant toujours plus la Sécurité sociale, pour instaurer la TVA sociale. C’est donc toujours au peuple de faire les efforts.
Appliquant les recettes patronales à la lettre, quitte à user de faux chiffres comme sur le temps de travail (plus élevé en France qu’en Allemagne d’après l’OCDE), Nicolas Sarkozy fait des heures supplémentaires pour ses amis du Fouquet’s. Partout, refusons l’hyperaustérité et mettons l’argent du CAC40 (31 milliards en 2011) au service des besoins humains !