Mais qui payera la f(r)acture ?
UEC Paris 8 : tract sur la crise financière
Les caisses sont vides… (mais pas pour tout le monde)
Ces dernières semaines l’actualité fut principalement tournée vers cette soi-disant crise financière, bel euphémisme pour désigner en fait une étape classique dans le développement de plus en plus chaotique du
capitalisme. En e !et l’histoire du capitalisme est traversée d’innombrables crises qui, loin de l’a !aiblir, l’ont
toujours renforcée grâce à des restructurations dont les victimes furent essentiellement les classes populaires.
La réaction des pouvoirs publics fut d’injecter des sommes énormes à destination des institutions financières.
Celles-ci, après avoir profité pendant des décennies d’une absence totale ou presque de règles, en viennent
maintenant à réclamer une aide massive de cet État autrefois honni et désormais appelé à la rescousse.
Mais il y a encore plus frappant : l’État n’est pas sollicité à (re)devenir un acteur à part entière de l’économie. Il
constitue seulement l’épongeur des dettes du secteur privé. En somme, la politique réclamée par le patronat se
résume à une socialisation des pertes et à une privatisation des profits.
D’ailleurs, ce principe se fait au nom des intérêts de la Nation. Nous l’avons vu au cours du plan de sauvetage
(360 milliards d’euros) porté par le gouvernement qui en appelait à l’unité nationale. Ainsi, la dramatisation des
enjeux a conduit à occulter toute alternative et tout débat sur une politique ne visant finalement qu’à définir
les intérêts des plus privilégiés.