Son avocate, Léa Tsemel, lui expliqua alors le choix qui s’offrait à lui : plaider coupable et en prendre pour sept ans, ou affirmer être innocent et rester quatorze ans en cellule. C’est grâce à ces techniques ignobles que la justice israélienne parvint à emprisonner sans preuves un militant de la cause palestinienne.
Il avait fait une demande de remise de peine pour bonne conduite mais celle-ci a été refusée alors qu’il avait suivi une formation universitaire par correspondance.
Pourtant, Salah Hamouri possède un passeport français, et les résolutions de l’ONU interdisent d’être jugé dans un territoire occupé par une puissance étrangère (le Tribunal militaire d’Ofer, qui l’a condamné, est situé dans les territoires palestiniens occupés). Comme Salah est français, les autorités françaises et européennes doivent intervenir et briser le silence qu’elles maintiennent depuis le début de cette affaire.
Au cours, de son procès, le juge de Salah a affirmé qu’il n’était pas assez « guéri ». C’est donc par cette étrange confusion entre le médical et le sécuritaire que l’impérialisme justifie ses injustices. Nous rejoignions la réponse de Patrick Le Hyarick, directeur de l’Humanité et eurodéputé communiste, à ce juge injuste : « Nous sommes des millions de par le monde à être atteints de cette même « maladie ». C’est celle de la justice internationale ! »